Biogora,
la biologie unifiée.

Quels sont les enjeux ?

Harmonisation
Les laboratoires de biologie ne se parlent pas. Les résultats, pour un seul et même patient, ne peuvent être rassemblés sur un document unique. Perte de temps pour le médecin, perte de chance pour le patient.

Intégration
La complexité de l’architecture logicielle au sein d’un hôpital et la diversité des solutions dans les cabinets médicaux rendent illusoire l’intégration complète des résultats de laboratoire au sein de chaque dossier patient.

Visualisation
Les résultats de biologie doivent être présentés de façon adaptée à leur utilisation, c’est-à-dire à celui qui les consulte (médecin prescripteur, autre soignant, patient lui-même) et formatés selon le support de lecture (ordinateur, tablette, smartphone).

La biologie est le meilleur indicateur de votre santé.

C’est pour cela que votre médecin traitant vous prescrit fréquemment des examens de sang, afin de préciser un diagnostic ou de suivre un traitement.

Le résultat du dernier examen en date, celui «  du jour », est très intéressant, bien sûr. Mais il est tout aussi important de pouvoir établir des comparaisons avec tous les examens anciens « historiques ».

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C’est le but de « Biogora » : Donner à tous nos médecins, en ville, en clinique, à l’hôpital, une vision complète et facile à consulter de tous vos examens, ce qui leur est utile – voire indispensable – pour bien vous soigner.

Aujourd’hui, dans la pratique, ils n’ont accès qu’aux seuls examens qu’ils ont eux-mêmes prescrits. C’est un gâchis de leur masquer ceux demandés par leurs confrères. Une négligence qui peut être dommageable pour votre santé.


Biogora, c’est quoi ?

Biogora, c’est une bibliothèque qui rassemble, classe et conserve tous vos résultats biologiques et les rend disponible, en toute sécurité à TOUTE PERSONNE AUTORISEE, PARTOUT, A TOUT MOMENT par vous-même ou suite à la demande de votre médecin traitant.

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Biogora classe les résultats dans un tableau chronologique (tableur de type « Excel ») ou à l’aide de représentations graphiques adaptées. Le savoir faire de Biogora est de rendre comparables les uns aux autres, sans jamais modifier les valeurs mesurées, les résultats produits par des laboratoires différents, quels que soient les machines d’analyse, les procédés, les réactifs et les unités de mesures utilisés.

En quoi est-ce utile ?

La biologie, qu’on appelle souvent « examens de sang » traduit l’ensemble des agressions que vous font subir les maladies, les infections, les accidents ou l’avancée en âge.

Le médecin consultera d’abord les derniers résultats « du jour » bien sûr mais il est aussi très instructif de les comparer dans le temps pour juger de l’évolution, dégager une tendance, adapter finement un traitement.

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Il faut aussi se rappeler que nous pratiquons des examens de biologie en dehors de toute maladie : c’est le cas des bilans « systématiques » prescrits pendant l’enfance, l’adolescence, plus tard lors d’une grossesse. Il y a aussi les bilans réalisés à la faveur d’une vaccination et ceux exigés pour des activités professionnelles, sportives ou en préalable à la souscription d’un prêt bancaire ou d’une police d’assurance.

Au total, c’est un formidable matériel dont nous disposons et dont l’étude rétroactive peut être du plus grand intérêt pour situer le début réel d’une maladie qui ne deviendra apparente que beaucoup plus tard. Parfois, alors que les valeurs « brutes », instantanées, sont sans grande signification, leur « profil évolutif » est riche d’enseignements.

En accumulant au cours du temps ces volumes importants de données, on rentre dans le monde, en pleine actualité, des « Big data ». A partir de ces données, on peut nourrir des algorithmes qui donnent tout leur sens à des éléments intangibles et complexes, comme notre génome ou nos groupes tissulaires (HLA).

On peut ainsi, dans une certaine mesure, prédire le futur et observer attentivement tel ou tel point voire prendre des décisions préventives. Plus la collecte de résultats est complète, plus les prédictions seront valables. Mais, avant de traiter les données, il faut les collecter. D’où l’importance fondamentale de Biogora.


Pourquoi cela ne se fait pas automatiquement ?

C’est une bonne question ! Pour plusieurs raisons :

D’abord, parce que les laboratoires ne parlent pas la même langue … en français ! Erythrocyte, hématie, G.R. sont trois des quinze dénominations que nous avons identifiées pour nommer le banal « globule rouge ».

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Ensuite, les appareils d’analyse qui font ces examens sont de marques différentes, et travaillent avec des méthodes variées en utilisant des réactifs différents, ce qui conduit à des résultats qu’il faut interpréter par rapport à des échelles de valeurs normales différentes les unes des autres, pour chaque test considéré.

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En clair, le nombre normal de globules rouges, pour une personne donnée, sera compris entre 4,6 et 5, 3 millions par mm3 dans un laboratoire, entre 4,9 et 5,8 pour un autre. Ce qui revient à dire que dans le premier cas 4,7 sera une valeur normale pour le nombre de globules rouges, mais trop faible dans le second.

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Ces différences peuvent surprendre mais elles sont normales et ne doivent pas vous inquiéter. Toutes les voitures n’ont pas le même forme ni les mêmes performances ce qui ne les empêche pas de rouler sur une même route. Par contre, dans la cas qui nous concerne en biologie, ces différences interdisent – en l’état – de rassembler les résultats, de les « agréger » ou de les « consolider » afin de les comparer dans le temps, ce qui est pourtant crucial.

Enfin, les résultats sont acheminés par des systèmes informatiques qui ne sont pas compatibles entre eux (code informatique). Cet obstacle doit aussi être résolu.

Biogora se charge d’homogénéiser toutes les données sur l’ensemble de ces différents points ce qui permet de les rendre comparables, donc utilisables. Sans les modifier en quoi que ce soit.

Que dois-je faire ?

Rien de bien compliqué : en parler à votre médecin ou vous adresser directement à votre laboratoire.

La Loi stipule que les résultats biologiques « vous appartiennent » ce qui est bien normal puisqu’ils découlent de la prise de sang qui vous a été faite et que c’est vous qui les avez payés.

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L’évolution de la médecine qui s’oriente, de plus en plus, vers un travail d’équipe conduit les différents professionnels de santé qui s’occupent de vous à demander des tests biologiques, chacun s’adressant à son laboratoire habituel.

Le laboratoire d’analyses doit simplement transmettre vos résultats sur votre DMP ou sur un serveur totalement sécurisé qui se chargera d’effectuer pour vous et pour vous seul cette opération.

 

Vous restez seul Maître de la décision « d’ouvrir » à l’un de vos médecins l’accès à toutes les données. On a souvent mis en avant les « risques » d’une utilisation malintentionnée de ces résultats. Il faut mettre en regard les bénéfices, parfois vitaux, de la consultation de données biologiques.

Et il ne faut pas oublier que la médecine est une question de confiance. Il ya beaucoup plus d’avantages à rendre disponible à tout praticien qui s’occupe de vous toutes vos informations biologiques … que de risques à ce que l’on intercepte ces données pour un usage malveillant.






En pratique, que dois-je demander à mon médecin ?

Simplement d’écrire au laboratoire d’analyse avec lequel il a l’habitude de travailler d’envoyer, en parallèle du résultat qu’il lui adresse, une copie identique sur un serveur sécurisé, celui du DMP ou celui de Biogora.

Un exemple de courrier est disponible, à titre indicatif. Cliquez sur ce lien pour le découvrir. 


Et que dois-je indiquer à mon laboratoire ?

Votre laboratoire vous demandera légitimement de lui écrire votre consentement pour envoyer cette copie de vos résultats.

Un exemple de courrier est disponible, à titre indicatif. Cliquez sur ce lien pour le découvrir. 

Un exemplaire de formulaire de consentement est disponible, à titre indicatif. Cliquez sur ce lien pour le découvrir.

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Le transfert des informations vers Biogora et son site est entièrement sécurisé et la responsabilité du laboratoire n’est pas engagée par cet envoi. Il ne faut pas y voir une quelconque méfiance mais simplement une règle de « bonnes pratiques déontologiques » entre professions de santé.

Cette opération a, évidemment, reçu l’approbation de l’ordre des médecins et de l’ordre des pharmaciens, professions qui dirigent les laboratoires d’analyse. La CNIL, Commission nationale de l’informatique et des libertés a également été saisie et a donné son approbation

Pourquoi dois-je vous croire ?

Il est démontré que 70% des décisions médicales se prennent sur la base de la confrontation de donnée cliniques, d’imagerie et de biologie … au moment où celle-ci « tombe » : sa disponibilité marque le moment privilégié pour la synthèse, tant pour le diagnostic que pour le traitement.

Notre argument n°1 est que Biogora a été développé et testé plusieurs années par une équipe de médecins, d’infirmiers et de chirurgiens s’occupant de greffes d’organes et de maladie chroniques affectant le foie, le cœur, les reins sans oublier la plus fréquente d’entre elles, le diabète.

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Initialement, chacun gardait ses résultats pour soi, au centre de greffes ou au laboratoire proche du médecin traitant. Une copie était parfois transmise mais ne pouvait être durablement conservée par l’autre équipe. En résolvant ce problème, Biogora a permis de révolutionner le « suivi » du patient, conduit en alternance par l’équipe de greffe et par le médecin « local », proche du domicile du patient.

Les médecins qui utilisent ce dispositif témoignent que l’on ne saurait plus s’en passer. A un degré de plus, nombre sont ceux qui disent que de ne pas rassembler « la bio » quand cela est possible revient à exposer le patient à une « perte de chance » ! 


« J’ai 20 ans, ce n’est vraiment pas mon problème »

Nous nous en réjouissons pour vous, ce qui ne vous dispense pas de lire la suite.

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D’abord, il y a des jeunes gens de votre âge, ou plus jeunes, qui présentent une « pathologie chronique » parfois invalidante. Notre objectif est de contribuer à leur permettre (diabétiques, insuffisants rénaux dialysés, hémophiles, maladies orphelines …) d’avoir la vie la plus normale possible, aux plans social, professionnel, familial, affectif…

Biogora ne règle pas tout, hélas, mais peut contribuer efficacement à élargir le « périmètre » de vie et à renforcer la sécurité comme la réactivité en cas de problème.

Ensuite et cela s’adresse à vous toutes et tous : sans jouer les « Cassandre », la vie nous réserve(ra) toujours, à un moment ou à un autre, des difficultés de santé, par le fait de maladies intercurrentes, d’accidents ou … par l’effet progressif du vieillissement.

Ce qui n’est pas le problème du jour, à 20 ans, pourrait se révéler comme la solution de demain lorsque la conservation des (quelques) données biologiques rassemblées à l’occasion d’une infection, d’une traumatologie sportive ou d’un bilan indispensable avant de prendre la « pilule » permettront de servir de référence à des résultats beaucoup plus tardifs.

En résumé, cela ne demande aucun effort, mais cela peut être extrêmement utile.

 

Cas d’usages


suivi

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